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vendredi 10 février 2017

Transition énergétique : l’Etat encourage et soutient les projets métropolitains

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve, la ministre de l’environnement Ségolène Royal et le président de la Métropole Christophe Ferrari, signent pour la transition énergétique et écologique du territoire. ©Grenoble-Alpes Métropole / Lucas Frangella

Hier, après avoir visité le CEA, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et la ministre de l’environnement Ségolène Royal se sont rendus à la Métropole pour une série de signatures en faveur de la transition énergétique et écologique de notre territoire. Une reconnaissance de l’Etat quant à la pertinence des projets de la Métropole en matière d’environnement, et un appui financier de taille.

Signature du Pacte Etat-Métropole, signature de la Convention pour une métropole respirable, signature d’un accord partenarial avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Les encres ministérielles n’auront jamais autant coulé d’un jet aussi consensuel pour louer les mérites de la Métropole. Au total, ce sont donc trois signatures qui assurent désormais le soutien politique et financier de l’Etat aux projets innovants de la Métropole en matière environnementale, et qui consacrent notre territoire comme la « première métropole durable », selon les mots utilisés par le Premier ministre, Bernard Cazeneuve.

 

Un pacte qui consolide la dynamique métropolitaine

« Nous voici donc à l’heure de franchir une nouvelle étape dans la construction métropolitaine », a déclaré en préambule le président de la Métropole, Christophe Ferrari. « Le passage en Métropole fût un bouleversement institutionnel majeur, mais nous l’avons réussi, ensemble, et votre présence aujourd’hui, monsieur le Premier ministre, en témoigne. La Métropole grenobloise, c’est une équipe territoriale dont l’ambition est d’être, dans les années qui viennent, la Métropole de la transition énergétique, un territoire fondant son attractivité sur la qualité de vie, car il en va de la santé de nos concitoyens ». Rappelant, l’accord de Paris - dont l’objectif est de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C d’ici la fin du siècle -, et la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, le président a souligné que « c’est cette dynamique que nous participons aujourd’hui à consolider en scellant un pacte entre l’Etat et la Métropole grenobloise ».

 

« Le caractère innovant de ce territoire remonte à très loin », a rappelé à son tour Bernard Cazeneuve. « De nombreux élus ont contribué à faire de Grenoble une ville singulière et ce que nous allons signer est essentiel pour l’avenir de la métropole. Par ce contrat, qui nous engage durablement, nous allons accompagner ce territoire sur ces nouvelles frontières qu’il a décidé de se fixer pour lui-même et pour le pays ».

 

La signature de ce Pacte Etat-Métropole revêt deux volets complémentaires pour une aide financière de l’Etat de quelque 7 millions d’euros : le Pacte métropolitain d’innovation (PMI), qui vise à soutenir les projets de la Métropole en matière d’environnement, et le Contrat de coopération métropolitaine (CCM) qui vise à intégrer les territoires voisins de ll'agglomération grenobloise pour des politiques globales et cohérentes. Car, rappelons-le, la pollution ne connaît pas les frontières administratives des collectivités, et il n’est pas rare que les particules fines des territoires voisins se retrouvent à voyager sur le notre - et vice versa.


Renforcer la part des énergies renouvelables du territoire

Parmi les projets métropolitains les plus significatifs et désormais appuyés par le gouvernement par la signature de ce Pacte métropolitain :

  • le renforcement de la part des énergies renouvelables et de récupération dans l’approvisionnement énergétique du territoire (construction d’un réseau 100% biomasse à Gières, raccordement du réseau de chaleur urbain à la plateforme chimique du Pont-de-Claix et développement des sociétés de participation citoyenne pour les parcs photovoltaïques en zone urbaine)
  • le renforcement de la gouvernance de l’énergie (construction du service public métropolitain de la donnée énergétique : Vivacité)
  • le développement des projets liés à la mobilité et aux déplacements (transformation des véhicules publics en électrique et GNV et incitation à la diversité des modes de déplacement).

 

Un pacte qui dépasse les frontières de la Métropole

Sur le principe gagnant-gagnant, le Contrat de coopération métropolitaine reposera sur la valorisation de projets communs aux territoires voisins :

  • limiter la pollution et la congestion routière en incitant à l’utilisation des transports en commun et du vélo, 
  • développer les filières agricoles de proximité pour améliorer l’autonomie alimentaire des territoires et limiter les déplacements. 
  • Et enfin, lancer le programme « Métropole-Montagne » pour renforcer la coopération avec les Parcs naturels régionaux (PNR).

 

La signature d’un accord partenarial additionnel (intégré au pacte métropolitain) entre la Métropole et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), vient également renforcer une alliance qui ne date pas d’hier. Avec pour objectifs, notamment, d’augmenter la sobriété énergétique des bâtiments, de développer les énergies renouvelables, d’améliorer la qualité de l’air, de promouvoir l’économie circulaire et le développement des transports propres.  

 

« Ce territoire répond à tous les appels à projets du ministère »

En répondant par des actions ambitieuses à l’appel à projets “Villes respirable en 5 ans”, lancé par le ministre de l’Environnement en 2015, la Métropole a su convaincre l’Etat pour qu’il l’aide à améliorer la qualité de l’air de ses habitants. La Convention pour une métropole respirable, signée hier par Ségolène Royal et Christophe Ferrari lui apporte un soutien d’un million d’euros.

Une série de mesures en faveur d’une meilleure qualité de l’air est d’ores et déjà opérationnelle :

  • création d’une Zone à circulation restreinte (ZCR) pour les véhicules de livraison les moins polluants (une autre ZCR est à l’étude pour l’ensemble des véhicules) 
  • adaptation de la flotte Métrovélo (Métrovélo-cargo)
  • expérimentation d’un produit de séquestration des particules
  • utilisation de micro-capteurs pour observer la qualité de l’air 
  • sensibilisation et mobilisation des habitants 
  • proposition de scénarios d’action publique en faveur de la qualité de l’air.

 

« La France est connue pour être la nation de l’excellence environnementale », a à son tour insisté Ségolène Royal. « Nous avons réussi la Cop21 et l’accord de Paris, qui est irréversible. Nous avons ce leadership. Et nous avons besoin de toutes les forces en présence, car rien ne peut se faire sans les territoires, les entreprises et les citoyens. Or ici, à Grenoble, nous avons ces trois pôles ». S’amusant du caractère bon élève de la Métropole, du fait que « ce territoire a répondu à tous les appels à projets du ministère », la ministre de l’Environnement a tenu à « saluer l’engagement de ce territoire sur cette question de la qualité de l’air, premier territoire à se positionner pour les Certificats qualité de l’air (CQA) et second pour la ZCR. Nous avons parfaitement la capacité de construire et de vivre dans des villes respirables, et c’est à partir d’un territoire avant-gardiste comme celui-ci que nous pourrons assurer notre leadership».

  

L’appel à projets "biomasse" de la Métropole retenu

Cerise sur le gâteau, Ségolène Royal a profité de sa présence pour annoncer que le projet de la Métropole grenobloise de construire une Nouvel unité de production (NUP) de chaleur durable, entièrement au bois, sur la Presqu’île scientifique, avait été retenu par son ministère dans le cadre de l’appel à projets "Biomasse".  

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