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mercredi 16 septembre 2015

Circulation : "30km/h la règle, 50km/h l'exception"

De nombreux maires du territoire métropolitain se sont rassemblés au siege de la Métropole pour montrer leur soutien au nouveau dispositif "Villes et villages à 30 km/h". ©G.R

Apaiser l'espace public... À partir du 1er janvier 2016, la Métropole va progressivement généraliser la vitesse à 30 km/h dans la plupart des rues de 43 communes volontaires du territoire métropolitain et plus largement chercher à réinventer un espace public où chacun trouvera sa place. Explications.

Assurer la sécurité des enfants et des personnes âgées, créer du lien social en revitalisant les centres-bourgs et les commerces de proximité, lutter contre la mortalité sur les routes et contre la pollution, partager équitablement l'espace public pour tous les modes de déplacement ou encore harmoniser la circulation pour en faciliter la gestion... Tels ont été les arguments successivement avancés par Christophe Ferrari, président de la Métropole, Yann Mongaburu, vice-président au déplacements et une large majorité d'élus - toutes tendances confondues -  lors de la conférence de presse organisée ce 15 septembre en faveur d'une "limitation à 30km/h étendue au territoire" et pour une "Métropole apaisée" . La mise en place de ce dispositif inédit sera bien sûr concertée et s'appuiera essentiellement sur les usages, via le témoignage des maires, des élus communaux et des habitants, grâce, notamment, à une boîte à idées en ligne (disponible sur lametro.fr/marueapaisee , Ndlr).

 

Métropole apaisée. "Il ne s'agit pas d'une révolution, mais d'une évolution", a d'abord nuancé Christophe Ferrari, s'appuyant sur quelques chiffres clefs : "A 50km/h, la vitesse moyenne est en réalité de 19 km/h en ville, alors qu'à 30, elle passe à 17". Il a par ailleurs martelé que cette mesure relevait d'"une ambition partagée, et en aucun cas imposée. 30km/h, la règle, et 50km/h l'exception, telle est la démarche de cette Métropole apaisée au service de la qualité de vie, qui s'appuie sur la volonté de chaque commune, avec une mise en service progressive à partir du 1er janvier 2016", a encore souligné le président. "La Métropole est animatrice de cette situation inédite qui transcende les clivages politiques, c'est le fruit d'un travail de plusieurs mois et la traduction concrète d'une Métropole solidaire", a-t-il encore insisté.

 

Petite commune. À l'origine, "L'idée vient de Jean-Claude Bizec, maire de Vizille", glisse à son tour Yann Mongaburu, vice-président de la Métropole chargé des déplacements, avant de développer son argumentaire. "Il souhaitait limiter la vitesse à 30 km/h sur sa commune et avait besoin de l'appui de la Métropole", ajoute-t-il.  Cette idée, ainsi souhaitée par le maire d'une petite commune du Sud grenoblois, allait faire florès dans la tête d'une large majorité de maires de la Métropole (43 sur 49, Ndlr), encouragés par un nouvel amendement de la loi sur la transition énergétique leur donnant désormais toute latitude pour règlementer la vitesse sur leur commune.

 

Un aboutissement. Reprenant l'idée d'une évolution et non d'une révolution, Yann Mongaburu a lui aussi insisté sur l'aspect collectif de cette nouvelle démarche métropolitaine, qui constitue "un aboutissement, après que nous nous sommes rendu compte qu'il y avait beaucoup de communes intéressées": les communes de Champagnier, de Gières ou encore de Fontaine, où la règle du 30km/h généralisé est parfois déjà en place, notamment. "Nous partageons tous l'ambition d'avoir des villes et des villages adaptés aux personnes âgées et aux enfants, avec des services de proximité épanouis, où l'on se sent respecté et en sécurité dans nos espaces publics", a poursuivit le vice-président. "Modérer la vitesse à 30 km/h, c'est aussi réduire par 9 le risque de décès en cas d'accident et limiter les accélérations intempestives responsables de 30% des polluants  ."

 

Pragmatique. Le maire de Corenc, Jean-Damien Mermillot-Blondin a lui aussi accordé son soutien à la Métropole en se montrant au-dessus des questions partisanes : "Il faut être pragmatique", a-t-il dit, car "Corenc est très proche de Grenoble et il n'y a pas de frontière entre nos communes, il n'y a que des panneaux qui nous séparent. Pour plus de cohérence, pour une meilleure qualité de l'air et pour sécuriser notre espace public, nous devons définir les axes qui doivent rester à 50km/h et là où le 30 km/h doit être la règle."

 

"Je renouvelle l'engagement fort de Grenoble en faveur de cette initiative métropolitaine", a insisté à son tour le maire de Grenoble Eric Piolle. "En à peine un an d'existence, cette Métropole amène des solutions et une réponse aux besoins des habitants", s'est-il encore félicité. "Avec une Métropole non partisane, on gagne en cohérence, en lisibilité politique et en confiance pour avancer sur des sujets qui nous rassemblent".

  

La ville bienveillante. Du côté de la Tronche, le maire Bertrand Spindler a expliqué que sa commune était "une commune de transit vers le centre de la métropole, une des portes d'entrée de la Chartreuse dont la population augmente". Et "Comme les habitants passent de ville en ville, il est tout à fait utile et nécessaire de coordonner les mesures d'apaisement au niveau de la Métropole. Il ne s'agit pas de bannir les automobiles mais que chacun puisse partager l'espace contraint des villes, car il s'agit de faire la ville bienveillante pour les enfants et bienveillantes pour les personnes âgées." 

 

> Faites nous part de vos idées de réaménagement urbains sur lametro.fr/marueapaisee

 


 

> Les 43 communes de la Métropole engagées dans la démarche "Métropole apaisée" :

Bresson, Brié-et-Angonnes, Champ-sur-Drac, Champagnier, Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, Fontanil-Cornillon (Le), Gières, Grenoble, Le Gua, Herbeys, Jarrie, Miribel-Lanchâtre, Montchaboud, Murianette, Notre-dame-de-Commiers, Noyarey, Poisat, Pont-de-Claix (Le), Proveysieux, Saint-Barthélémy-de-Séchilienne, Saint-Égrève, Saint-Georges-de-Commiers, Saint-Martin-d’Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Pierre-de-Mésage, Sappey-en-Chartreuse (Le), Sassenage, Séchilienne, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Tronche (La), Varces-Allières-et-Risset, Vaulnaveys-le-Bas, Vaulnaveys-le-Haut, Venon, Veurey-Voroize, Vif, Vizille

 

> Les déplacements dans l'agglomération en chiffres :

- 4% en vélo, pour une moyenne nationale (MN) de 3%

- 17% en transports en commun pour MN de 8%

- 30% à pied pour MN de 22%

- 48 % en voiture particulière pour MN de 65%

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