
Le centre de tri, de traitement et de valorisation Athanor traite les déchets de 500 000 habitants.
La Métro exerce les missions de services publics de collecte, traitement et valorisation des déchets ménagers et assimilés. Ces missions sont rattachées à la compétence statutaire de « protection et mise en valeur de l'environnement et du cadre de vie ».
L'établissement de coopération intercommunale assure la gestion du traitement des déchets par incinération depuis 1972.
Ses missions se sont renforcées lors du passage en communauté d'agglomération au 1er janvier 2000, et le 1er janvier 2005 avec le transfert de la compétence de collecte.
- La collecte des déchets ménagers et assimilés en porte à porte et par apport volontaire
- L'élimination et valorisation des déchets ménagers et assimilés
- L'accueil et traitement des déchets d'activité à risques infectieux en provenance des établissements hospitaliers et des professionnels de la santé.
Les usagers de ce service sont les ménages qui habitent sur le territoire des communes membres de la Métro, et les professionnels (artisans, commerçants, activités tertiaires...), dans la limite de définition des déchets assimilés et des volumes acceptés à ce titre.
Les prestations rendues aux usagers :
- La collecte, le traitement, le stockage, la valorisation et la mise en décharge des déchets
- L'information sur le tri à la source des déchets ménagers
- La fourniture de matériels favorisant la collecte et le traitement des déchets (bacs de collecte, composteur pour les particuliers...).
Pour la collecte : le service est principalement assuré en régie directe (93 % de la population du territoire)
Pour le traitement et la valorisation : la majorité des prestations sont déléguées (centre de tri et usine d'incinération des déchets) ou confiées en exploitation à des prestataires privés (transport, traitement et valorisation des déchets collectés en déchetteries. La Métro a repris la gestion en direct de son centre de compostage depuis le 1er janvier 2009.
Selon l'article L.541-1 du Code de l'environnement, est considéré comme un déchet « tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon ».
La Métro met en place des moyens importants pour informer les usagers et pour communiquer sur le tri des déchets (personnels en contact direct avec les usagers, numéro vert, actions d'informations dans les communes, actions de sensibilisation dans les écoles....).
Le tri est essentiel pour permettre le recyclage des déchets et maîtriser le coût du service de collecte et de traitement. Les quantités et qualité du tri influent directement sur les performances des process et sur l'impact environnemental des déchets.
- par la collecte en porte à porte dans des bacs gris (ordures ménagères courantes) et des bacs verts (déchets à matière valorisable).
- par la collecte en apport volontaire par les usagers de déchets en déchèteries (selon la nature ou le volume du déchet), ou en point de collecte de proximité (essentiellement pour le verre).
Pour assurer ce service de collecte des déchets, la Métro emploie directement plus de 300 personnes Elle gère également un parc conséquent de véhicules et de matériels spécialisés.
La Métro confie également des prestations à des entreprises privées pour la collecte en porte à porte, le tri, le transport et le traitement des déchets collectés en déchèterie ainsi que pour la collecte du verre. Le nombre des emplois induits par les prestations est estimé à 200.
La valorisation des déchets consiste pour chaque type de déchets à rechercher les solutions de valorisation matière (ex : recyclage du carton, des plastiques...) ou de valorisation énergétique (ex : valorisation de la chaleur produite par l'incinération).
La chaîne de traitement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés est constituée de trois installations : un centre de tri et une usine d'incinération des ordures ménagères réunis sur le site d'Athanor à La Tronche, ainsi qu'un centre de compostage implanté sur la commune de Murianette.
Pour une part importante, les déchets déposés à savoir ferrailles, déchets verts, bois ou gravats sont valorisés.
Les déchèteries permettent également de trier et d'orienter des déchets spécifiques vers des filières particulières de traitement (piles, solvants, huiles usagées, produits chimiques, ...). En effet, mêlés dans le circuit traditionnel de collecte et de filières d'élimination, ces déchets présentent des risques pour l'environnement, et ils entraîneraient des contraintes et des surcoûts d'exploitation.
Le traitement des déchets verts (réception, broyage et compostage) a été confié à deux prestataires extérieurs : la société Lely Environnement qui dispose d'une unité de pré-traitement et d'une plate-forme de compostage à St-Quentin en Isère et la communauté d'agglomération du Pays Voironnais sur son site de la Buisse.
Au sens de la loi du 13 juillet 1992 et conformément au plan départemental, les déchets enfouis par La Métro constituent bien des déchets ultimes qui, ayant subi un premier traitement, ne sont plus susceptibles d'être traités, ni valorisés dans les conditions techniques et économiques du moment.
84,5 % des déchets collectés sur le territoire de la Métro sont valorisés ou recyclés se répartissant en :
- 42 % de valorisation matière (tri, compost ou BTP)
- 42,5% de valorisation énergétique
- 15,5% des déchets ne sont pas valorisés et sont transférés vers des centres d'enfouissement ou de traitement spécialisés
![]() | À télécharger :Le rapport annuel sur la qualité et le prix du service public de collecte, de traitement et de valorisation des déchets urbains |
Pour faire face aux nécessités de traitement de l'agglomération grenobloise et d'une partie du département de l'Isère, un complexe technique a été réalisé au début des années 1990. Ce complexe est dénommé « ATHANOR », et se situe sur la commune de la Tronche à l'entrée est de l'agglomération.
ATHANOR contient plusieurs équipements :
Le site ATHANOR traite les déchets de 500 000 habitants :
Pour le traitement, les équipements du site ATHANOR traitent les déchets des 27 communes membres de l'agglomération. Néanmoins la capacité des équipements de traitement étant supérieure au besoin propre de la Métro, les installations permettent de traiter également les déchets en provenance de 135 communes extérieures, dans le cadre des objectifs du plan départemental des déchets de l'Isère.
A l'exception d'un quartier de la ville centre équipé d'un système de collecte pneumatique, l'agglomération grenobloise est desservie par une collecte bi-flux :
- une poubelle verte « Je trie » collectée en porte à porte ou en points de regroupement, destinée aux emballages (hors verre) et aux papiers et cartons,
- une poubelle grise collectée en porte à porte ou en points de regroupement pour la fraction résiduelle.
Les communes sud ayant intégré la Métro le 1er janvier 2004, ont été raccordées au tri sélectif en 2006.
Le centre de tri d'Athanor accueille les déchets provenant des collectes sélective et résiduelle sur deux lignes distinctes :
Les déchets ne pouvant faire l'objet d'une valorisation matière sont incinérés pour être valorisés thermiquement.
Les entrées / sorties et le traitement des déchets produits sur le territoire de la Métro en 2007 au centre de tri :
• 26% sont issus de la collecte sélective (30 643 tonnes)
• 74% sont issus de la collecte résiduelle (91 638 tonnes)
• 48% de la poubelle verte sont extraits et recyclés (14 635 tonnes)
• 32% de la poubelle grise sont traités par compostage (29 288 tonnes)
La collecte sélective de la Métro contient plus de 50% d'indésirables. Ainsi, les 14 635 tonnes de matériaux recyclés représentent pratiquement la totalité des matériaux recyclables présents dans la collecte sélective.
L'usine d'incinération d'Athanor accueille des déchets de plusieurs provenances. Pour la Métro, qui est entièrement desservie par une collecte sélective, l'usine incinère les refus du centre de tri et du centre de compostage, ainsi que les déchets incinérables déposés en déchèteries.
L'usine traite la collecte résiduelle et les refus de tri des collectivités extérieures à la Métro ayant mis en place une collecte sélective. Pour les collectivités qui n'ont pas instauré le tri, l'UIOM incinère les ordures ménagères brutes. Enfin l'usine incinère les déchets de clients particuliers et les déchets hospitaliers.
L'usine d'incinération valorise l'énergie des déchets sous forme de chaleur et d'électricité. La vapeur produite alimente le réseau de chauffage urbain et en assure le tiers de la consommation annuelle représentant un équivalent de 30 000 logements.
La Métro a, dans le cadre d'une procédure de délégation de service public (consultation au niveau européen), confié l'exploitation de l'usine d'incinération des ordures ménagères à la SEM CCIAG, Compagnie de Chauffage Intercommunale de l'Agglomération Grenobloise.
En 2005 et 2006, la Métro a réalisé les travaux de mise en conformité du traitement des fumées, et la création d'un bassin de rétention pour les eaux susceptibles d'être polluées en cas d'incendie.
Les travaux conduits par la CCIAG ont consisté en la rénovation de l'ensemble fours / chaudières, l'amélioration de la production des mâchefers, et le renforcement de la production électrique par la construction d'un second groupe turbo alternateur.
A l'origine, l'usine a été installée sur le site de La Tronche pour pouvoir fournir l'énergie au centre hospitalier à proximité.
Depuis 1960, le réseau de chauffage urbain de l'agglomération grenobloise s'est développé pour alimenter aujourd'hui l'équivalent de 90 000 logements. L'usine d'incinération fournit environ 15 % de l'énergie en hiver et couvre la totalité des besoins en été. L'énergie obtenue à partir des ordures ménagères permet ainsi d'arrêter les autres centrales thermiques de l'agglomération d'avril à octobre.
Des études de dispersion dans l'environnement des rejets atmosphériques ont été réalisées en 2003 et 2004. Les concentrations des polluants émis par l'installation ont été évaluées quantitativement en fonction des données du site (caractéristiques des émissions, conditions climatiques locales, topographie).
Les résultats ont permis l'élaboration de cartes définissant les concentrations dans les retombées atmosphériques en moyenne annuelle et permettant l'identification des zones sous l'influence des rejets atmosphériques de l'usine d'incinération.
Afin de contrôler dans le temps l'impact de ces rejets atmosphériques sur l'environnement, un programme de surveillance pluri-annuel a été mis en place.
Les résultats obtenus correspondent à une zone soumise à des retombées modérées. Une diminution significative des teneurs est observée dans les échantillons prélevés sur les communes de Meylan et Saint-Martin-d'Hères.
Le centre de compostage de Murianette reçoit la fraction fermentescible des ordures ménagères extraite mécaniquement au centre de tri.
Un compost y est élaboré, qui est valorisé en agriculture dans le cadre de l'application de la norme actuelle NFU 44051 « amendements organiques ».
Une version révisée de cette norme, imposant des seuils de qualité plus stricts sur le compost final, a été homologuée en avril 2006. L'arrêté du 21 août 2007 rend la norme d'application obligatoire par les unités de compostage existantes dans un délai de 18 mois, soit début 2009.
Le traitement biologique représente 34 kg/an/habitant.
A l'échelle nationale, le taux de valorisation des collectivités ayant mis en place une filière de traitement par compostage se situe généralement entre 30 et 60 kg/an/habitant.
Le financement du service des déchets est assuré principalement par l'assujettissement des usagers à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM).
La TEOM figure de manière distincte sur l'avis d'imposition de la taxe foncière. Pour les propriétaires, elle est donc payée directement aux services fiscaux. Pour les locataires, le montant de cette taxe s'intègre dans le paiement des charges locatives. Les taux de TEOM aujourd'hui appliqués sont encore divers sur le territoire consécutivement aux décisions entérinées par la Métro et propres à chaque commune lors du transfert à la Métro de la compétence collecte des déchets.
Le service est également financé en partie par :
Au final, un abondement par le budget général est nécessaire pour équilibrer les dépenses de fonctionnement de collecte et de traitement non couvertes.
Conformément aux obligations réglementaires et aux préconisations du Grenelle de l'environnement, une harmonisation du taux de TEOM sur l'agglomération ainsi que la couverture par la TEOM et des recettes propres aux déchets de l'ensemble des dépenses liées aux déchets, doivent être obtenues d'ici 2014.
Lors du vote du budget 2009, la Métro s'est d'ores et déjà orientée vers :
- une convergence progressive vers un taux unique de TEOM sur l'agglomération
- une hausse progressive du taux moyen de TEOM appliqué sur le territoire, qui devra couvrir à terme (2014) l'ensemble des charges de fonctionnement liées aux déchets et des recettes propres et dédiées. Ainsi, le taux moyen est passé en 2009 à 5,06% contre 4,4% en 2008.
La collecte en déchèterie par apport volontaire permet la collecte et le tri des déchets lourds, volumineux ou spécifiques (déchets toxiques des ménages, Déchets d'Equipement Electrique et Electronique (D3E), Déchets d'Activité de Soins à Risques Infectieux, huiles alimentaires...) qui ne sont pas collectés en porte à porte.
Le tri sélectif des déchets s'effectue via divers bacs disposés autour d'un quai de déchargement.
La Métro compte 19 déchèteries accessibles à l'ensemble des usagers.
Déchets urbains - Rapport annuel 2010
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